Jeudi 26 novembre 2026 à 14h30 et 20h
A Auch - Lieu à déterminer
Tarif : Plein 12€ / Réduit 10€ / - de 18 ans 5€
Billetterie en ligne petitepierre.festik.net
CIE VENDAVAL
SOIF
Création 2016
Tout public à partir de 13 ans
CIE VENDAVAL
C’est en dormant qu’Helen Miller change de nom. C’est dans son sommeil qu’elle parle dans une autre langue et retrouve ses souvenirs, cachés sous la poussière. Helen revient en arrière, dans le passé qu’elle n’a jamais révélé à personne. Prenant à témoin ses fantômes, elle parle enfin. Elle n’a jamais pu prononcer un seul nom. Elle a voulu enfouir dans le silence toute sa souffrance, s’inventer une nouvelle vie, un passé idyllique, mais Helen Miller s’appelle en vérité Helena Metzler et dans son bras elle cache un chiffre tatoué.
Inspirée des textes de Charlotte Delbo - déportée à Auschwitz - et d'autres témoiganges de femme ayant traversé des génocides, Carmela Acuyo signe un spectacle d'une simplicité pudique qui nous fait toucher par le sensible l'histoire de rescapées et leurs terribles secrets. Un spectacle d'une extrême délicatesse et d'une beauté littéraire qui nous fait cheminer sur les traces de ce qui devrait être inoubliable.
"Le théâtre se mêle à la danse pour faire corps alors qu'il s'agit ici de l'impossibilité de parler.
L’émotion est le moteur de ma recherche corporelle. C’est à travers la danse que nous découvrons le vécu et les émotions d'Helen, son état intérieur. Pour autant les textes inspirés par les témoignages des survivantes des camps de concentration, sont le véhicule de l'histoire. Les mots deviennent une partition dans laquelle le mouvement s’imbrique pour créer un seul mode d’expression. Cette fusion me permet d’investir autrement le corps par la parole et de faire naître l'émotion. Les propositions chorégraphiques contrastées permettent alors de faire évoluer le personnage vers une libération.
J'ai construit ce spectacle avec la même pudeur et la même frilosité que l’on se dévoile. Sous les regards de ceux qui ne comprennent pas j’ouvre des petits tiroirs poussiéreux, je donne des clés et des bribes de réponses. Car un secret, se dit tout bas... Au début on le contourne, puis on commence à le démêler et il n’y a plus de retour en arrière possible..."
Carmela Acuyo.
"Longue silhouette rousse à la Sylvie Guillem, elle est seule sur le pavé crayeux, entre un banc de fer et de hauts lampadaires poussiéreux. Dans son pantalon souple, elle enchaîne les arabesques. Puis commence à parler. Elle lâche des mots. Des bouts de récits qu'elle adresse à des absentes. D'anciennes compagnes à qui elle raconte sa vie présente. L'arrivée de l'enfant, ses anniversaires successifs. L'identité nouvelle qu'elle s'est construite. Après… le retour des camps.
Entre les exercices compulsifs à la barre, un autre corps meurtri fait irruption. Avec des gestes desséchés, enchaînés par saccades. Un corps de survivante plus que de vivante. Inspirée par les textes écrits par Charlotte Delbo à son retour d'Auschwitz et par d'autres témoignages de femmes ayant traversé des génocides, en Arménie ou au Rwanda, Carmela Acuyo signe un spectacle d'une simplicité pudique qui parvient à transmettre quelque chose de profond. Sur un tel sujet, ce n'était pas gagné!""
Emmanuelle bouchez Télérama (Festival d'Avignon et Villeneuve en Scène 2016)
50 min
Tout public à partir de 13 ans
Danse-Théâtre
Direction artistique, écriture, interprétation : Carmela Acuyo
Création lumière et régie générale : Patrick Cunha
Ce spectacle a été accompagnés par : la DRAC Occitanie, la Région Occitanie, la Spedidam, la Diagonale Languedoc-Roussillon, l'Atelline, Les Elvis Platinés, Rudeboy Crew, Hameka
Video et interview : ICI

