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Résidence du :

08/09 au 13/09

Nous aurons déjà effectué 4 semaines de résidence lorsque nous arriverons à la Petite Pierre. L’étape de recherche sera passée et nous nous attaquerons à l’écriture de l'ensemble. Une écriture de plateau, qui consiste sélectionner les scènes expérimentées lors des résidences précédentes, puis choisir un ordre pour écrire la dramaturgie de l’ensemble.

TROP !

TROP !

LA MECHANTE COMPAGNIE

De Prunelle Giordano, avec Lola Bonnet-Fontaine, Remi Gallais, Elise Touchon et Prunelle Giordano

Théâtre

Nouvelle-Aquitaine: Pyrénées Atlantiques

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Notre poids, notre masse graisseuse prend de plus en plus de place dans nos têtes et sur nos abdomens. Nous nous alourdissons dans une société où le culte de la minceur est associé à la bonne santé. Le spectacle TROP! aborde notre rapport intime  à la nourriture, de l’injonction paradoxale à en jouir tout en contrôlant son image afin de correspondre à un physique marketé et idéalisé alors que de grandes firmes de l’agroalimentaire sont déresponsabilisées de l’empoisonnement de nos corps, de nos têtes et de l’environnement.

“TROP !” nous parle de notre relation au contrôle, au craquage, à nos petites obsessions, nos boucles mentales qui nous poussent à reprendre des chips …


Dans une société où manger est un enjeu économique et écologique, nos choix alimentaires deviennent des choix politiques. L’industrialisation de notre agriculture et de notre alimentation depuis les années 60, a, dans un premier temps, aidé “les femmes à s’émanciper de la cuisine” et dans un second temps, dérivé vers la “malbouffe”. Entraînant dans son sillage une augmentation de l’obésité dans tous les pays “développés”. Le sujet de  l’alimentation devient à présent un problème de santé publique avec une augmentation des allergies, des intolérances, du diabète et de dérèglements hormonaux. Nous sommes perpétuellement tiraillés entre des injonctions via les réseaux sociaux et la pub, à rester mince, jeune, en bonne santé, à manger équilibré, tout en retrouvant partout dans les lieux publics des boutiques et des machines qui distribuent du sucre sous différentes formes. Ces injonctions génèrent une forme de culpabilité au plaisir de manger. Manger, ce n’est pas uniquement remplir nos besoins énergétiques. Il s’agit également de manger et digérer nos émotions. De partager des moments collectifs autour de la table, de faire société. Et pour les adolescents, “l’âge des mutants”, manger participe aussi à leur transformation. Manger dans le rapport aux autres. Dans le regard des autres. Se sentir difforme : trop gros, trop maigre… Les troubles alimentaires peuvent être assimilés à une forme d’addiction au même titre que l’addiction à l’alcool ou la drogue. Cependant manger trop ou trop peu est encore vue comme un manque de volonté de la part des personnes qui en souffrent. Ces préjugés participent à générer une pensée grossophobe. Une forme de malaise, d’incompréhension face à l’obésité se transforme alors en “haine du gros” : Il est coupable de son état. Or certaines études* montrent clairement que les personnes souffrant d’obésité ou de TCA (Troubles qui sont multifactoriels et pas uniquement imputables à l’alimentation) ne sont pas coupables et que d’autres responsabilités ne sont jamais mises en lumière. La nourriture industrielle, trop sucrée et trop grasse génère une addiction mentale tout en provoquant un dérèglement de la sasiété et de son rapport à l’alimentation. Manger devient alors un poison qui nous entraîne dans la spirale de l’obésité et du diabète, de la haine de soi dans une société obésogène et grossophobe.

 AXE 1 / MANGER, BOUGER, MANGEZ GRAS ET SUCRÉ !










AXE 2 / MANGER NOS RESSOURCES

“On récite qu'autrefois la dame de ce haut château était une  ogresse qui mangeait les enfants comme on fait des agneaux ou des cabris”.

Henri Pourrat, Gaspard des montagnes.


Nous, humains, avons conquis tous les espaces, sur terre, sous mer, dans les airs, toujours plus loin, plus haut. Nous explorons tout ce qui nous entoure, nous le colonisons, le transformons, l’adaptons à nos besoins. Nous laissons notre empreinte partout. Tous lieux inhabités par les humains sont perçus comme des espaces vides, en creux, des espaces à remplir. Cette frénésie de la conquête nous mène aujourd’hui vers un déséquilibre entre nos ressources et nos besoins : imperméabilisation des sols, déforestation, chute de la biodiversité, changement climatique…


Nous nous comportons comme des ogres à l’égard du vivant. En dévorant nos ressources, nous dévorons celles de nos enfants… Tel des ogres et ogresses des contes, nous dévorons nos enfants.


Trop. Trop de joie, trop de douleur, trop d’émotion, trop d’affliction, trop de nutrition, trop de nourriture, trop de sucre, trop de gras, trop d’enfants, trop de vieux, trop de fonctionnaires, trop de pauvres, trop de colère, trop de déchets. Et pour se détendre, trop de chaînes, trop d’info, trop de soleil… Trop ou trop peu ? Les gagnants et les perdants du grand marché international : “la team biocoop” face à “la team Lidl”.


Ces deux axes de recherche : Manger TROP gras et sucré / Manger nos ressources, sont les points de départ à l’écriture du spectacle TROP !

Soutiens : 

Communauté d’agglomération Pays Basque, L’OARA, Le département 64, La centrifugeuse, Pau (64), Lacaze aux Sottises, Salies de Béarn (64), Théâtre des Chimères - Biarritz (64), Espace Mendi Zolan, Hendaye (64), La petite pierre, Jegun (32), Communauté de Communes Aunis Atlantique (17)

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